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PostHeaderIcon Création monétaire et endettement

( 10 votes )

Année: 2009

Durée: 1 H 26' 36''

Dans cette conférence publique disponible en libre accès ici, Philippe Derudder, conférencier, essayiste et ancien patron de PME expose de manière très pédagogique le mécanisme de la création monétaire par les banques: créer de l'argent, c'est créer de la dette. Philippe Derruder explique la nature des 3 types de monnaie du système financier, notion cruciale pour comprendre l'émission de monnaie:

  1. monnaie de banque centrale: l'argent qu'une banque emprunte à la banque centrale contre un intérêt fixé par cette dernière. En modulant ce taux d'intérêt, la banque centrale rend le crédit plus ou moins onéreux et régule par ce biais la vigueur de l'économie;
  2. monnaie fiduciaire (de fidès - confiance): monnaie papier émise par la banque centrale à laquelle tous les agents économiques accordent leur confiance comme moyen de paiement;
  3. monnaie scripturaire (de scriptum - écriture) ou monnaie de compte: monnaie créée par une banque lorsqu'elle accorde un crédit à un particulier, une entreprise, une collectivité publique.


Les explications de Philippe Derudder ont le mérite de susciter la réflexion sur un mécanisme central de l'activité humaine, mécanisme autour duquel s'articule le partage du pouvoir entre les agents économiques. Comme le fait comprendre Philippe Derudder, contrôler la création monétaire, c'est en fin de compte déterminer les gagnants et les perdants de l'activité économique et décider des finalités de celle-ci.

Source: Video Dailymotion - P. Derudder - La dette publique

Ecouter également Plus loin avec les monnaies complémentaires, La monnaie, monoculture ou écosystème,

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PostHeaderIcon Faut-il sortir de la crise par la croissance ou par la rigueur ?

( 9 votes )

Année: 2010

Durée: 1 H 14' 53''

Dans cet enregistrement disponible en libre accès ici, Jacques Attali, économiste et essayiste et Jean-Luc Mélanchon, homme politique français, député européen, débattent des issues possibles à la crise. Jean-Luc Mélanchon explique pourquoi le problème du surendettement ne touche pas seulement les générations futures, mais a des conséquences sur les budgets nationaux aujourd'hui déjà: la dette publique arrive à échéance par tranches et doit en partie être refinancée chaque mois. Lorsque un Etat commence à donner des signes d'insolvabilité, le refinancement se fait à des taux d'intérêt plus élevés, ce qui détériore d'autant les comptes publics de cet Etat.

Comme l'expose Jacques Attali, depuis 1978, les salaires n'ont plus augmenté en Europe et aux Etats-Unis. En remplacement, afin de permettre à la consommation de continuer à augmenter et à la croissance de se poursuivre, l'endettement des ménages a été encouragé. Comme, par ailleurs, les prix de l'immobilier ne cessaient de s'apprécier, l'endettement croissant des individus était compensé par l'augmentation de valeur de leur patrimoine.

Ce qui ressort du débat, c’est qu’il faut continuer à s’endetter, mais en le faisant au niveau européen et non plus national, car si tous les Etats européens pratiquent la rigueur budgetaire afin de se désendetter, cela va causer une profonde récession.

Seconde conclusion: la sortie de la crise passe par un transfert de souveraineté à l’Union Européenne, voir à un gouvernement mondial, selon Jacques Attali, comme alternative à la guerre ...

Source: Video Dailymotion - Débat-Mélenchon-Attali, Emission Arrêt sur image du 5 juin 2010

Ecouter également Zone euro, éclatement dans les dix-huit mois ?, Crise: l'Irlande secourue, et après ?, Jacques Attali: tous ruinés dans 10 ans ?, La crise revient. Et si la crise était le moyen de construire un monde nouveau ?, Le redoutable problème de l'endettement public

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PostHeaderIcon La crise revient. Et si la crise était le moyen de construire un monde nouveau ?

( 10 votes )

Année: 2010

Durée: 39' 44''

Dans cet enregistrement disponible en libre accès ici, 3 économistes français de renom évoquent le retour probable de la crise économique. Les prix de l'immobilier aux Etats-Unis ont repris leur décrue, ce qui impacte négativement la consommation des ménages, facteur déterminant de la croissance américaine. En conséquence, le taux de chômage augmente aux Etats-Unis et atteint des niveaux historiquement élevés - 10 % officiellement, 16 % dans la réalité. Comme l'explique Philippe Dessertine, l'économie américaine ainsi que le mode de vie de ce pays sont structurellement déséquilibrés, avec des coûts énergétiques trop élevés et une croissance dépendant étroitement de la capacité à s'endetter. Une telle économie est vouée au déclin. Les pays occidentaux étant très dépendants de la santé de l'économie américaine, et également confrontés au problème du surendettement, leur évolution à venir s'annonce délicate.

Mais quid des solutions, alors que les Etats semblent avoir épuisé - sans effet - toutes leurs munitions et que la reprise économique ne pourra venir de la consommation privée ? Tant Michel Aglietta que Philippe Dessertine évoquent la même stratégie: ce qui a réellemet permis de sortir de la crise de 29 est l'énorme effort de guerre des Etats-Unis. Envisager une nouvelle guerre pour résoudre la crise de l'endettement n'est pas raisonnable. Les économistes - et c'est tout à fait nouveau - plaident pour un green new deal massif qui consisterait à se lancer dans les énormes investissements requis par la reconversion énergétique, la relocalisation, l'abandon de l'habitat dispersé et du transport individuel motorisé, cela couplé à une réforme de la consommation. Dans la bouche d'économistes "du sérail", un langage que ne désavouerait pas un James Howard Kunstler ou les partisants de la décroissance, d'où le titre de cette notice !

Participants à l'émission: Philippe Dessertine, professeur à Nanterre, Thierry Gaudin, ingénieur général des mines, Michel Aglietta, professeur de sciences économiques à l'Université de Paris-X Nanterre.

Source: France Culture, Du grain à moudre - L’économie américaine va-t-elle replonger ? 01-09-2010.

Ecouter également Jacques Attali: tous ruinés dans 10 ans ?, James Howard Kunstler, crise financière et peak oil, Décroissance - réponse politique à la crise, Nicholas Georgescu-Roegen, économiste de génie

A voir: animation illustrant la nécessité de se désintoxiquer de la croissance, courte vidéo Analyse d’Hervé Juvin sur la situation économique en cette rentrée de septembre 2010

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PostHeaderIcon L'Europe peut-elle se vouloir écologique ?

( 5 votes )

Année: 2008

Durée: 30' 10''

Dans cet enregistrement en libre accès ici, Aurélien Bernier, écrivain et militant altermondialiste, examine d'un oeil critique la volonté affichée par l'UE de donner une plus grande place à l'écologie. L'Europe entend se profiler sur la scène mondiale comme étant à l'avant-garde dans la lutte contre le réchauffement climatique. Or, l'Europe se construit avant sous l'égide de la doctrine néolibérale. Aurélien Bernier explique comment une politique écologique qui se veut opérative, et non pas seulement une tentative d'améliorer son image, ne peut pas se mettre en place sans renoncer aux injonctions du libéralisme.

Cet interview nous fait prendre conscience à quel point l'expression "écologie libérale" est un oxymore - l'association de 2 termes antagonistes, à l'instar de "voiture verte" ou "développement durable" (voir interview de Bertrand Méheust) - !

Source: Des sous et des hommes - émissions passées

Blog d'Aurélien Bernier: Pour une écologie sociale et solidaire

Ecouter également L'Europe des lobbies, Libéralisme, écologie et Europe, Pour un néo-protectionnisme écologique et social, La mondialisation expliquée par Jean Ziegler, Bertrand Méheust - Trop tard pour sauver la planète ?

{enclose L_Europe_peut-elle_se_vouloir_ecologique.mp3}Pour un néo-protectionnisme écologique et social
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PostHeaderIcon La société par actions, une forme juridique parfois dangereuse

( 4 votes )

Année: 2010

Durée: 39' 18''

Dans ce court enregistrement, en examinant le cas de British Petroleum, Hervé Juvin, économiste et essayiste français, soulève la question de la relation entre la forme juridique d'une entreprise et les dangers que celle-ci fait courir à la société. British Petroleum a été épinglée à plusieurs reprises pour non-respect des prescriptions de sécurité. Le souci de maximiser la rémunération des actionnaires conduit les sociétés par actions à économiser sur la sécurité, explique Hervé Juvin. Dans certains domaines - exploitation pétrolière, nucléaire, santé publique, finance - l'accent mis sur la profitabilité à court terme par les grandes multinationales mondialisées fait de ces entités un danger pour le reste du monde. Hervé Juvin préconise, dans de tels contextes, de se tourner vers une structuration sous forme de société coopérative. La société coopérative est naturellement orientée sur sa pérennité à long terme, possède un domicile qui fait sens et est statutairement incitée à agir dans l'intérêt de ses coopérateurs.

Source: Video Dailymotion - Que vaut British Petroleum ?

Ecouter également Golfe du Mexique, la pire des marées noires ?, Marie-Monique Robin - Le monde selon Monsanto, Les confessions d'un agent d'influence américain

Pour la question de la dilution de responsabilité dans les sociétés anonymes, voir le documentaire (sous-titres français) The Corporation

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PostHeaderIcon Soutien à l'euro - le sacrifice des Allemands

( 2 votes )

Année: 2010

Durée: 39' 18''

Dans cet échange de vues, disponible ici en libre écoute, est examiné le rôle de l'histoire du dernier siècle dans les différences entre les visions allemande et française en matière économique. Avant la crise, la France a basé sa croissance sur la stimulation de sa demande intérieure par le soutien à la consommation et une politique salariale accommodante. A l'opposé, l'Allemagne a accru sa TVA et allégé les charges sociales des entreprises. Elle a opté pour la restauration de sa compétitivité et a donné la priorité à l'emploi, en modérant les augmentations de salaire et en acceptant l'émergence d'une classe de travailleurs pauvres. Résultat: l'Allemagne est à la fois championne des exportations et à la traîne en matière de consommation, deux caractéristiques qui déplaisent à ses partenaires européens.

Anton Brende et Frank Baasner soulignent à quel point la mise en place du fond de soutien européen et le rachat d'obligations grecques par la Banque Centrale Européenne heurtent les Allemands, très attachés à l'orthodoxie financière et au respect des règles. Ceux-ci se sentent floués, eux qui ont accepté en 1999 de renoncer au deutsche mark, monnaie solide et fierté nationale, pour un euro censé être de même nature. Cette constatation sonne comme une mise en garde ...

Intervenants: Marion Gaillard, historienne et maître de conférences à Sciences Po Paris, Anton Brender, économiste chez Dexia Asset Management et Frank Baasner, directeur de l'Institut franco-allemand de Ludwigsburg.

Source: France Culture  - Du grain à moudre - France - Allemagne : les divergences s'expliquent-elles par l'histoire économique des deux pays (inflation, déflation...) ?

Ecouter également Le redoutable problème de l'endettement public, L'euro risque-t-il d'exploser ?, France, Allemagne: qui est le mauvais joueur ?, La cigale grecque (française ?) et la fourmi allemande

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PostHeaderIcon Pour un néo-protectionnisme écologique et social

( 4 votes )

Année: 2006

Durée: 24' 59''

Dans cette interview disponible en libre écoute, l'économiste Jacques Sapir défend la restauration du protectionnisme. Son argumentation est particulièrement limpide: l'histoire économique réfute le crédo libéral qui dit que la libéralisation des échanges profite à tous les pays en concurrence. Par ailleurs, Jacques Sapir explique que l'ouverture des marchés rend difficilement applicable l'instauration d'une réglementation écologique ou la mise en place d'une politique sociale progressiste: les coûts supplémentaires induis pour les entreprises génèrent un avantage concurrentiel au bénéfice des sociétés qui opèrent dans les pays qui n'imposent pas ces règles.

Jacques Sapir propose une forme éclairée de protectionnisme: en premier lieu, les droits de douane ne doivent pas frapper les pays dont la productivité est trop basse pour financer des mesures écologiques ou sociales. Ensuite, s'appliquant à des pays de niveaux de productivité similaires, les droits doivent être calculés de manière à rétablir une concurrence équilibrée entre pays vertueux et pays laxistes. Le produit des taxes ne doit pas servir à accroître les recettes fiscales, mais à financer des aides aux pays moins-disant afin qu'ils se mettent progressivement à niveau sur les plans environnemental et social.

L'économiste explique très clairement le mécanisme par lequel le libre-échange aboutit à imposer aux pays responsables les pratiques des pays libéraux, enlevant de ce fait toute possibilité de choisir une politique sociale et de l'environnement responsable.

Cette interview, dense malgré l'efficacité du propos, suscite beaucoup de réflexions et gagne à être écoutée plusieurs fois !

Source: Des sous et des hommes - émissions passées

Ecouter également Hervé Juvin, le renversement du monde, Libéralisme, écologie et Europe, Peut-on apprendre de la mondialisation au 19è siècle ? Petit cours d'économie politique, La mondialisation expliquée par Jean Ziegler, Emmanuel Todd - l'Europe peut-elle faire baisser la pression de la mondialisation ?, Serge Halimi sur "Le grand bond en arrière", Néolibéralisme: mise en concurrence généralisée et démocratie, L'Europe peut-elle se vouloir écologique ?

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