Année: 2011
Durée: 40' 19''
Cet enregistrement disponible en libre accès ici oppose Nathalie Kosciusko-Morizet, Ministre de l’Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement, à Cécile Dufflot, secrétaire nationale d'Europe Écologie-Les Verts, sur le thème de la sortie du nucléaire en France. La défense de l'existant et des choix technologiques des années 70 est mise à mal par la vision d'avenir volontariste de la représentante d'Europe Ecologie. Cécile Dufflot explique: à la différence d'une catastrophe industrielle ordinaire, un accident nucléaire majeur comme celui de Tchernobyl ou de Fukushima ont des conséquences spatiales - et temporelles - d'une toute autre ampleur. Une fois la radioactivité émise dans l'environnement, il est impossible de la faire disparaître, et celle-ci continuera d'exercer son action durant des siècles, voire des millénaires.
Comme le démontre Cécile Dufflot, si l'on intègre dans le prix de l'électricité d'origine nucléaire l'ensemble des coûts de démantèlement des centrales plus le coût d'une catastrophe comme celle de Fukushima, on arrive à des chiffres très favorables aux énergies renouvelables.
Quel rôle joueront les visions d'avenir sur les questions énergétiques lors des présidentielles de 2012 ? Les écologistes ne sont vraiment plus les gentils rêveurs d'autrefois !
Source: France Culture, Les Controverses du progrès - Le nucléaire après Fukushima ?
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Ecouter également Fukushima, 1 an plus tard, Centrales nucléaires, le boulet du démantèlement, Nucléaire, l'heure de la réflexion, Des mauvaises utilisations de l'électricité, Le nucléaire, élément de solution ?, En 2030, le monde fonctionnera ... au charbon !
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Mis à jour ( Jeudi, 12 Mai 2011 19:43 )
Année: 2011
Durée totale: 1 H 44' 47''
Cet article contient 3 enregistrements sur le thème de l'attitude à adopter à l'égard du nucléaire, avec une constante qui ressort: la nécessité de se demander sérieusement si les risques que comporte ce type de production énergétique sont acceptables pour l'humanité présente et à venir et si nous serions prêts à accepter les changements sociétaux liés au mode de vie moins énergivore qu'entraînerait immanquablement une sortie du nucléaire.
1/ Grain à moudre, émission du 16 mars 2011, 37' 27''
4 jour après la catastrophe de Fukushima, ce débat oppose Yannick Jadot, ancien directeur de campagne chez Greenpeace France à Bertrand Barré, ingénieur physicien, conseiller scientifique d’Areva. On en tire 2 enseignements principaux: 1) le manque de transparence de l'industrie nucléaire, tradition héritée de son passé militaire, et sa communication souvent défaillante; 2) la prise de décision non démocratique en matière de nucléaire en France.
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2/ Science publique, émission du 18 mars 2011, 18' 43''
Fukushima donne un exemple d'une catastrophe naturelle qui engendre une catastrophe industrielle. La nécessité se fait pressante de mettre à plat les notions d'énergie - sa production et sa consommation - ainsi que l'utilisation de technologies aussi impactantes en cas de problème que la fission atomique. Ceci doit se faire au niveau planétaire en raison des implications largement transfrontalières des accidents nucléaires.
Invités: Jean-Claude Ameisen, médecin et chercheur, professeur d’immunologie à l’université Paris VII, président du comité d'éthique de l'Inserm et Etienne Klein, physicien au CEA, professeur à l’Ecole centrale à Paris.
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3/ Science publique, émission du 1er avril 2011, 58' 37''
Dans ce débat très animé, nous apprenons que les besoins énergétiques de l'humanité vont continuer à augmenter rapidement durant les prochaines décennies. Actuellement, l'énergie nucléaire couvre 14 % de l'approvisionnement électrique mondial, ce qui correspond à 2.5 % des besoins énergétiques de l'ensemble de la planète. Compte tenu de cette faible proportion - et sans rappeler que cette énergie n’est pas adaptée au manque de maîtrise technique des pays du tiers-monde - le nucléaire ne peut en aucune manière apporter une réponse aux appétits énergétiques croissants de l'humanité, contrairement à ce qu'avancent les défenseurs du nucléaire pour justifier la poursuite de cette impasse technologique ...
Participants: Roland Desbordes, président de la Criirad, Jacques Martino, ingénieur de l'Ecole centrale de Paris et docteur d'Etat en physique nucléaire, Charlotte Mijeon, chargée de campagne de l’association Sortir du nucléaire, Francis Sorin, directeur de l'information de la Sfen - Société française d'énergie nucléaire et Dominique Leglu, directrice de la rédaction de Sciences et Avenir.
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Ecouter également Fukushima, 1 an plus tard, Centrales nucléaires, le boulet du démantèlement, Fukushima, Printemps de l'énergie, Tchernobyl, la censure de l'OMS, Des mauvaises utilisations de l'électricité, Le nucléaire, élément de solution ?, La malédiction de l'uranium, En 2030, le monde fonctionnera ... au charbon !
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Mis à jour ( Lundi, 18 Juillet 2011 16:53 )
Année: 2011
Durée: 1 H 04' 30''
Cet enregistrement disponible en libre accès ici contient des informations qui ne sont pas uniquement liées à l'augmentation ponctuelle du prix de l'essence de ces dernières semaines: la tendance à moyen terme est clairement au renchérissement du prix des énergies fossiles. Il serait donc inapproprié de vouloir alléger les taxes sur l'essence pour amortir la hausse de son prix. Dans le contexte actuel du surendettement des Etats, une telle mesure est en plus difficilement applicable. Comme le relève la ministre de l'environnement Nathalie Kosciusko-Morizet , notre société doit se désintoxiquer du pétrole ...
La voiture électrique semble promise à un brillant avenir. La question de son autonomie représente pour beaucoup d'utilisateurs un faux problème en raison du nombre de kilomètres restreint parcouru quotidiennement. Ceci s'applique tout particulièrement au second véhicule. Il faut toutefois prendre en compte la provenance de l'électricité pour évaluer le caractère écologique des voitures électriques: le bilan environnemental est catastrophique si l'électricité est produite par une centrale à charbon. Nous le voyons: la société n'échappera pas à la nécessité de réduire significativement sa consommation de transport individuel !
Intervenants:
Jean-Marie Chevalier, directeur du Centre de géopolitique de l’énergie et des matières premières à l’université Paris-Dauphine, Frédéric Plan, délégué général de la Fédération française des combustibles, carburants et chauffage, Pascal Pennec, rédacteur en chef adjoint de l’hebdomadaire Auto Plus.
Source: C dans l'air - Le pétrole brûle, l’essence flambe, 10 mars 2011 (vidéo disponible pour une durée limitée)
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Ecouter également James Howard Kunstler, crise financière et peak oil, Pic pétrolier, se préparer au niveau local, Discussion autour de l'idée de la carte carbone
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Mis à jour ( Mardi, 29 Mars 2011 15:32 )
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Année: 2010
Durée: 52' 53''
Cet enregistrement disponible en accès libre ici laisse Raoul Jacquin, ingénieur agronome et co-responsable de l’association Kokopelli, s’exprimer sur les enjeux et les menaces liés à la main-mise d’une poignée de multinationales sur les semences utilisées dans l’agriculture.
Raoul Jacquin donne son appréciation sur la création du sanctuaire dans l’archipel du Svalbard en Norvège destiné à conserver la quasi totalité des semences agricoles de la planète. L'agronome explique que l’on ne peut conserver des semences dans ces conditions sur une longue période. En effet, l’environnement d’accueil de ces semences continue à évoluer, qui plus est de manière accélérée en raison du réchauffement climatique, si bien que les semences maintenues en isolation risquent de ne plus être adaptées une fois extraites de leur sarcophage.
Raoul Jacquin explique le système de catalogage des semences mis en place par la France, laquelle souhaite en faire un standard européen: une semence ne peut être commercialisée que si elle est inscrite dans ce catalogue officiel. L’inscription protège les intérêts économiques de son auteur en lui conférant les droits sur son objet. L’inscription occasionnant des coûts non négligeables, sont de facto exclues du catalogue les variétés traditionnelles, lesquelles appartiennent au domaine public, condamnées de cette manière à disparaître ou à finir dans un musée.
Raoul Jacquin décrit la mission de l’association Kokopelli: ce ne sont pas seulement les semences paysanne qui doivent être conservées - et ce, en situation et non dans des réfrigérateurs - mais également le savoir-faire pour les utiliser. Kokopelli se focalise également sur la bio-diversité des organismes qui fertilisent et aèrent le sol. Il faut visionner à ce propos un extrait spectaculaire du documentaire “Solutions locales pour un désordre global” de Coline Serreau, lequel montre l’extraordinaire activité des animalcules vivants qui peuplent le sol, travail remplacé de nos jours par les fertilisants issus de la chimie du pétrole.
Sont en cause en final la destruction des terres arables par leur exploitation industrielle, le contrôle monopolistique sur les sources de l’alimentation mondiale ainsi que la diversité génétique des cultures agricoles.
Source: Terre à terre, les archives non-officielles - 23 août 2008 Semences paysannes
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A voir: le site de l'association Kokopelli
Ecouter également L'agriculture massacrée, Le sol, une ressource à protéger, Les AMAP, avec François Oulmont, Biodiversité et eurocompatibilité, Marcel Mazoyer nous parle des fondements de l'agriculture, Eric Petiot sur les traitements naturels des plantes, L'agroforesterie réenchante le paysage
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Mis à jour ( Mercredi, 20 Avril 2011 20:10 )
Année: 2010
Durée: 53' 43''
Dans cet enregistrement disponible en libre téléchargement ici, la parole est donnée à l'écologiste sénégalais Haidar El Ali. Haidar El Ali, plongeur et patron d'une entreprise de travaux sous-marins, détaille sa méthode de travail consistant à faire prendre conscience aux villageois de l'effet de certaines pratiques de pêche ou d'exploitation du sol. Haidar El Ali propose des techniques alternatives qui concilient apport économique et préservation de l'environnement. L'écologiste explique l'utilité des réserves marines protégées qui constituent une source de revitalisation des zones de pêches attenantes. Autre combat de Haidar El Ali: la recréation de la mangrove, dont l'utilité est multiple: barrière contre l'érosion marine, riche biotope pour les jeunes poissons, prévention de la salinisation des terres côtières. Dernier front d'activité: la plantation d'arbres afin de lutter contre l'avancée du désert de Mauritanie.
Haidar El Ali est une personnalité attachante et essentiellement focalisée sur l'action. Il démontre par son activité et ses succès que l'écologie n'est pas qu'une préoccupation réservée aux pays développés de l'Occident.
Intervenants: Bernadette Gilbertas, auteure du livre "Haidar el Ali - Itinéraire d'un écologiste au Sénégal" et Haïdar El Ali.
Source: Terre à terre, les archives non-officielles - 6 mars 2010, Phyto Bar : Un conte de fée qui vieillit mal
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Ecouter également La malédiction de l'uranium, Daniel Pauly parle de la surpêche, Une mer sans poissons
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Mis à jour ( Samedi, 22 Janvier 2011 14:27 )
Année: 2010
Durée: 59' 26''
Cet enregistrement disponible en libre accès ici traite du rapport de l'Académie des Science du 28 octobre 2010 dont l'objectif était de faire le point sur la réalité du réchauffement climatique en trouvant un consensus entre ses partisans et ses adversaires. Ce rapport avait été demandé par la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche Valérie Pécresse à la suite d'une lettre de protestation signée par 600 scientifiques français.
Comme l'explique Edouard Brézin, le but des débats de l'Académie des Science était d'abord de déterminer si les protagonistes de la querelle sur le réchauffement climatique - Claude Allègre et Vincent Courtillot - s'étaient comportés en conformité avec la déontologie scientifique. La réponse est sans équivoque: en maniant l'insulte, les deux climatosceptiques sont sortis du cadre de la science.
Le rapport de l'Académie des Sciences conclut que l'hypothèse de loin la plus probable est que le réchauffement climatique résulte des émissions de CO2 d'origine anthropique (humaine), alors que l'activité solaire, si son influence ne doit pas être exclue, joue un rôle négligeable dans l'augmentation des températures des dernières décennies.
Participants: Edouard Brézin, physicien, Jean Jouzel, climatologue et glaciologue, Yves Pomeau, physicien, spécialiste du chaos, Jean-Loup Puget, astrophysicien, Vincent Courtillot, géophysicien.
Source: France Culture, Science publique - Académie des sciences : le débat sur le climat est-il réglé ?
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Ecouter également Ces scientifiques au service de l'inaction, Le GIEC: crise de confiance ?, Quel crédit accorder aux climatosceptiques ?, Jean-Marc Jancovici - La contrainte carbone
A voir: Claude Allègre, un personnage !
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Mis à jour ( Dimanche, 14 Novembre 2010 18:02 )
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