Nourrir tout le monde: le défi
Année: 2012
Durée: 36' 10''
Les dernières prévisions de l’ONU chiffrent la population mondiale à 9.3 milliards d’individus en 2050, celle-ci continuant à augmenter jusqu’en 2100. Les habitudes alimentaires évoluent vers une consommation de viande - très exigeante en ressources agricoles - accrue. Les émissions de carbone continuent leur course folle. Tensions en vue donc sur la production de nourriture dans les décennies à venir !
Pour des raisons de coût, les stocks de céréales ont été réduits, perdant leur rôle d’amortisseur en cas de pénurie. Les épisodes de sécheresse sont appelés à se multiplier. Les populations se concentrent toujours plus dans les villes. Tous ces facteurs entraînent que le marché - et avec lui la spéculation - devient prépondérant dans la gestion des flux de nourriture. Si les populations des pays riches peuvent aisément faire face à des variations importantes des prix alimentaires, ce n’est pas le cas des personnes vivant à la limite du seuil de pauvreté. Les émeutes de la faim de 2008 risquent donc de se multiplier ces prochaines années, ce, alors que le nombre de personnes en surpoids dépasse celui des individus ne mangeant pas à leur faim.
Invités: Michel Griffon, ingénieur agronome et économiste et Henri Leridon, directeur de recherche émérite à l’INED, correspondant de l’Académie des sciences
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Ecouter également Les causes structurelles de la crise alimentaire en 2008, Comment (bien) nourrir la planète, Perspectives démographiques pour le milieu du siècle

Si l'on considère que notre agriculture moderne est extrêmement dépendante des énergies fossiles et que nous entrons inéluctablement dans une phase de pénurie en la matière, alors, nourrir les hommes va devenir presque impossible (surtout si l'on veut en même temps ce qui est absolument indispensable préserver et même agrandir des espaces naturels exempts de toute présence et de toute activité humaine). Dans ce cadre il n'y a qu'une seule solution : Faire redescendre le niveau de nos effectifs. Nous sommes 4 fois plus nombreux qu'il y a un siècle, c'est trop, tout simplement. Il nous faut donc faire baisser la fécondité partout dans le monde. C'est là l'enjeu principal, il faut briser le tabou sur la question démographique. Sinon en matière d'environnement aussi bien qu'en matière d'alimentation tous nos efforts seront réduits à néant. Ne nous faisons pas d'illusions : Trop nombreux sur la planète nous irons à l'échec et condamnerons nos enfants au malheur.
Alors que la plupart de experts tirent la sonnette d'alarme, les élites politiques continent de se mettre la tête dans le sable en affirmant que nourrir 9 ou 10 milliards d'habitants ne sera jamais un problème: augmentons les rendements, partageons, innovons technologiquement, ayons foi dans un progrès constant et positif etc...les pays les plus riches commencent à acheter dans les pays pauvres,les terres agricoles qui leur manquent. Réduisant les populations indigènes
à la misère. Partout les terres arables diminuent à cause des besoins d'une démographie galopante, celles qui restent sont épuisées, polluées... nous aurons bientôt de graves pénuries d'eau potable. Avant que l'humanité s'entredéchire pour survivre, ne faut-il pas essayer d'adopter un comportement responsable en matière de fécondité ? Maîtrisons notre reproduction, les richesses de la planète ne sont pas infinies!
Le meilleur moyen de nourrir tout le monde à la fin du siècle, c’est dés aujourd’hui se donner les moyens de stabiliser la population humaine.
Cesser de voir en la croissance démographique une valeur pour l’avenir, c’est le contraire qui nous attend : plus nous serons nombreux plus nous aurons de problèmes pour se loger, pour se nourrir, etc. et en même temps nous détruisons la biodiversité entrainant ainsi la disparition des autres espèces animales et végétales. La Terre est un milieu fini ses capacités d’accueil sont limitées, on ne peut croitre à l’infini.
Le président du Nigeria, M.Goodluck Jonathan qui je le signale au passage n'est père "que" de 2 enfants (ce qui, dans ce pays dont le taux de fécondité est supérieur à 5, tient de l'exploit), vient récemment d'appeler ses concitoyens à la maîtrise de la natalité. Il s'oppose en cela à de nombreuses forces civiles et religieuses, et il n'est pas sûr que cet appel ait un effet suffisant pour éviter le chaos à son pays.
Par ailleurs, les autorités d'autres pays africains se sont ouvertement investies pour enrayer l'explosion démographique de leur pays en prenant des mesures d'urgence (Rwanda et Burundi) ou simplement en faisant part de leur inquiétude (l'ex-président Wade du Sénégal, la première Dame du Burkina Faso Mme Compaoré).
Tout cela est encore relativement "timide", mais suffisamment intéressant pour être signalé.
A mon humble avis, ce n'est pas la fécondité qu'il faut abaisser, mais la prolongation de la vie dans des conditions insoutenables et indignes.
Combien de personnes, surtout âgées, meurent à petit feu dans chambre d'hôpital, tenues artificiellement en vie?
Je les ai vues de mes propres yeux dans un hôpital de Bâle.
Des vieillards à moitié consciants, bourrés de médicaments et criant seuls dans un coin.
Bien évidemment, cette façon de prolonger la vie rapporte beaucoup d'argent à l'industrie chimique. Et aux médecins.
Avec l'arrivée des "babyboomers" dans le 4ème âge, les hôpitaux et maisons de retraite vont être bondés.
Qui va payer pour ces traitements indignes d'un être humain?
Qui?...
Personnellement je me suis inscrite à Exit et à Dignitas.
Mis à jour ( Mercredi, 04 Juillet 2012 19:00 )
