Croissance non soutenable: tout était dit en ... 1972 !
Année: 2009
Durée: 31' 33''
Ces séquences d'archive nous le rappellent: la notion de croissance infinie fut dénoncée en 1972 déjà par le rapport du Club de Rome "Halte à la croissance ?" (rapport Meadows). Le fait de l'entendre à travers des interviews d'alors génère des sentiments mélangés. Et très probablement un questionnement: maintenant non plus, le rapport du GIEC n'est pas écouté; à faire mentir cette citation qui dit que l'histoire est le rétroviseur qui permet de se diriger avec plus de sécurité vers l'avenir ...
Source: RSR - Histoire Vivante: Le monde selon Stiglitz; RSR: Croissance et pauvreté
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Ecouter également Dennis Meadows: trop tard pour le développement durable, Lester Brown - le Plan B, La prospérité sans croissance, réflexions d'un économiste, Pourquoi les pays industrialisés n'en font-ils pas plus ?, Bertrand Méheust - Trop tard pour sauver la planète ?, Nicholas Georgescu-Roegen, économiste de génie
A lire: un article sur la version 2012 du rapport du Club de Rome, la croissance se poursuit jusqu'au point de rupture, comme l'indique le parallèle avec la crise de l'euro établi dans cet article

Une question récurrente depuis plusieurs mois ressurgit en écoutant ce podcast: lorsque je suivais les cours d'HEC au début des années 80, plusieurs professeurs nous avaient parlé en auditoire du rapport Halte à la Croissance publié par le Club de Rome et de ses conclusions alarmistes pour le 21 siècle. A l'époque, j'étais passionné d'économie politique. J'étais aussi ouvert à la philosophie, aux remises en question et je me souciais déjà beaucoup de questions écologiques. Mais qu'est-ce qui explique que les conclusions du Club de Rome sont alors restées totalement en dehors de mes préoccupations ? A aucun moment, durant mes études en sciences économiques, je n'ai questionné ne serait-ce que durant une seconde les objectifs de maximisation du profit et de la croissance que l'on nous enseignait.
Je distingue plusieurs éléments de réponse. Premièrement, j'avais entrepris des études en sciences économiques "pour avoir un bon salaire". Secondement, si le désir d'accroître mes connaissances était fort, mes principaux objectifs de vie étaient d'ordre matériel. J'étais aussi relativement fermé à toute préoccupation métaphysique ou spirituelle. Elément important, une des sources de bonheur qui me nourrit aujourd'hui et me fait relativiser les préoccupations matérielles - le piano - était totalement absente de ma vie. Enfin, je pense que cela joue un grand rôle, j'avais à cette époque une foi totale dans les ressources du progrès technologique, lequel allait largement suffire pour résoudre les problèmes de surpopulation et d'approvisionnement énergétique annoncés par le Club de Rome.
Si je considère mon expérience personnelle, laquelle n'a bien évidemment aucun caractère d'universalité, ce qui m'aide à être maintenant dans le quotidien un objecteur de croissance, c'est le remplacement de la compulsion de consommation par la pratique d'un art, ainsi que le développement d'une démarche spirituelle.
Avec mon amitié,
Aka
Souvenez-vous de la gueule ouverte.
tout y était dit.
Qui ne savait pas lire ?
le capitalisme qui imposait ses modes de consommation, le nucléaire en France et ailleurs, le rejet du solaire trop couteux ..
Ces gens ont été vilipendés, rejetés ... au mieux.
Premier journal écologique, lancé en 1972. Voir le site.
Mis à jour ( Jeudi, 14 Juin 2012 19:16 )
